journal de bord et humeur du jour

8 juillet 2009

Jamaïque africa

quand ils prirent la mer
les années passèrent
aussi vite que le vent
sur la crête des vagues...
et sur les sables blancs leur vaisseau s'échoua
les courants du gulf stream se perdirent

depuis le goût encore épicé
des embruns salés
parfume les longues plaines
jusque dans les vaux éclairés

les rais du soleil savent jouer

les éclairagistes savants
champs de blé et d'orge
prennent des allures de star

il reste toujours une fraÎcheur
passé les cols
avant de retrouver
l'écrasante chaleur de la plaine

d'afrique à jamaïque
les épices chantent
couleurs du temps nous emmènent nous entraînent
nuances chaudes d'ocre en abondance

pas d'hémisphère
pas de frontière
une seule langue
celle des papilles

l'air grave de la grive
se perd en altitude
ses airs de linottes
se fondent dans les nuages

le jour se termine calme
loin des chahuts de midi
des poussières poussées par le vent
et des stress-attitudes

Ouïghours

(libé du jour)
xinjiang
tibet
palestine
... mais aussi
yémen
iran
algérie
pakistan
chili
ex ceylan
états unis
...

partout
des chinois
des musulmans
des chrétiens
des juifs
des espagnols
des anglais, des français, des allemands, des belges...
et les autres que j'oublie
(trop longue serait la liste)


tous avec leur soif infinie de pouvoir
leur secret d'état à la noix
leur névrose insupportable
leurs minables idées de conquêtes
leur folie de se croire supérieur
leur connerie illimitée
tous nous gonflent
nous bouffent notre oxygène (on ne nous dit pas tout on nous cache tout on nous dit rien)

si seulement on pouvait les faire taire définitivement
parce qu'en plus ils se croient intelligents, dignes d'admiration (égo pourri), respectables avec leur orgueil surdimensionné.
(bon faut que j'me calme)

...
en plus ils ont des noms à la con...
hitler, musso, napoléon, custer, hiro h., bokassa, louis IV, attila, charone, poutine, bush, sarko, tatcher, ... j'en oublie plein, bref le clan de ceux qui n'en ont rien à foutre du bonheur et de la vie d'autrui.
j'ai remarqué un truc, ils aiment bien l'uniforme, certains vont même jusqu'à le porter, un vrai cirque, on pourrait en rire s'ils ne se baignaient pas dans notre sang !
(bon j'arrête, j'pourrais en écrire jusqu'au bout de la nuit et j'm'appelle pas tourtel, tchao!... heu!!...c'est normal le char sur le parking ??)


7 juillet 2009

15:53

sur fond kilométrique
balles de foin roulées
trempées des orages soudains

nos échanges ultimes
nos retenues gigantesques
et (sic a.b.)
nos luttes partent en fumée
vers des flûtes enchantées
et de cruelles espérances

me lancent
des dagues et des lances
en toute innocence
j'retourne à ma bricole

ma cabane au fond d'mes neurones

j’cloue des clous sur des nuages
un marteau au fond du garage
j’cloue des clous sur des nuages
sans échafaudage

j'essuie glace
et warning
j'alerte en urgence
dans les grondements silencieux de mes pluies d'orage

B.K.

et si en ouvrant la malle
nous y trouvions toujours des épices
éternelles
comme des agathes rouges
les diamants du premier jour

Blue chips


surpris au bord de la route
autoroute assourdissante
une étrange et néanmoins
curieuse conversation
entre une chips dépitée
et une épluchure évaporée

"je danse comme une patate
je ramollis
ça manque de croustillant
en fait je crois que j'ai perdu la frite
... c'est depuis que je suis déssalé
j'aurais pas dû
j'ai le coeur en binjte
à moitié rissolé
à moitié en purée

j'ai l'impression de baigner
dans une l'huile de vidange
tu vois d'ici l'odeur..!
je sens que j'vais craquer
j'voudrais qu'on m'donne mon sac ! "

du coup la chips a glissé sur l'épluchure
ça a failli tourner au vinaigre
...
j'me suis pas arrêté pour écouter la suite..

6 juillet 2009

Alerte à machine

des gouttes
tic toc
percent les bétons désarmés
abri anti hic
souvent sous exploité
par l'atablée des notables à tables
du coin

si peu concernés
si peu réveillés
si peu vivants
si peu... reux !

5 juillet 2009

Retour en prune

étirements douloureux
feedback inversé
vision en déconfiture
de prune

une rouge
une noire
sans grimace
pas la place

péage encore
bip en passant
road on line
une fumée à l'horizon
ou une vapeur...

4 juillet 2009

Roederer brut

entre les bulles
entrelacées
coule et circule
le nectar des coteaux ensoleillés
de champagne ardennes
que caressent
les reims doigts

3 juillet 2009

Déchirure bleue


tu vois ce convoi
qui s’ébranle
non tu vois pas
tu n’es pas dans l’angle
pas dans le triangle

comme quand tu faisais du zèle
comme quand j’te volais dans les plumes
entre les dunes

par la porte entrebâillée
je te vois rêver
à des ébats qui me blessent
à des ébats qui ne cessent

peu à peu tout me happe
je me dérobe je me détache
sans laisser d’auréole
les cymbales les symboles
collent
on se rappelle
on se racole
peu à peu tout me happe

les vents de l’orgueil
peu apaisés
peu apaisés
une poussière dans l’œil
et le monde entier soudain se trouble

comme quand tu faisais du zèle
comme quand j’te volais dans les plumes
entre les dunes

par la porte entrebaîllée
je te vois pleurer
des romans-fleuves asséchés
où jadis on nageait
peu à peu tout me happe
je me dérobe je me détache
sans laisser d’auréole
les cymbales les symboles
collent
on se rappelle
on se racole
peu à peu tout me happe


(chanson d'Alain Bashung : Happe 1991)

Terre battue


poussière du vent
par dessus les canyons de nos malentendus
balayée par les bourrasques ionisées de la pampa
entre raul paz et tito & tarantula
un soir de 16 août en 2008
au festival de la renverse
à muzillac
sous la lune
sous les étoiles
dans la profondeur de la nuit transparente
ta main griffe la terre
sillons de sang à la renverse
sur la terre
battue

2 juillet 2009

Ravi into

traverser le désert
sans eau
ravitaillement sec

asphalte surchauffé
kilomètres grillés jusqu'à la nuit
sourd cafarnaum des blue crépuscules

paupières lourdes des ans
des interminables attentes
jusqu'au bout des espoirs

juste le son
le son de sa voix couleur sépia

tremble la terre des lointains vergers
perdus d'adam et d'éve

1 juillet 2009

Dans nos rêves


routes capitales
en écriture réfléchie
juxtaposée

kilomètres pontillés
pas de géant en heure d'arrivée
dans nos rêves

constructions fragiles
briques sentimentales
au coeur de l'âme

les arrivées ne sont pas renseignées
virages soudains
désorientation assurée

faire face
petite vie
horizon effacé