journal de bord et humeur du jour
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15 octobre 2015
# 01158 - impossible rupture inventée
jamais l'uniforme ne rend beau
l'impossible croyance
d'un impossible pouvoir
dérisoire quête dans
un monde impossible
où les mots ont la
couleur du sang
4 septembre 2015
# 01117 - jonction
l'asphalte encore froid de la nuit sauvage...
l'inquiétude assombrit la route dans
le sifflement des pneumatiques la
rondeur du midi enveloppe souvent
l'espace bleuté du pare brise à cette
heure où le jour commence à chauffer
phone is ringing it's 11:03 am
21 juillet 2015
# 01072 - truc 21
S E C R E T
la puissance de la lumière
renverse le sens des couleurs
et la compréhension chromatique
des vibrations ondulantes le
soir sur les toits de briques
des mats au fond des vaux
de castille sans faire frémir
les pigeons de notre dame
14 juin 2015
# 01035 - treasures of the king
nuit 14
P A R F U M S D E L A N U I T
au repaire des fées
creux des arbres au fond des forêts
entre bruissements et humus envoûtants
les filtres d'amours délicatement se
réchauffent au bleu du jour
de rouge et de diamants
20 mai 2015
# 01010 - vue ailleurs / my readings - 20
"Elle lui rappelait une autre femme,
vue ailleurs... Il était sûr, absolument
sûr, que ce n'était pas elle, mais elle
lui ressemblait à s'y méprendre, si se
méprendre n'avait été impossible... Il
n'en était du reste, plus attiré que
surpris, car il avait assez d'expérience,
comme observateur, pour savoir qu'en
fin de compte il y a beaucoup moins de
variété qu'on ne croit dans les figures
humaines, dont les traits sont soumis
à une géométrie étroite et inflexible,
et peuvent se ramener à quelques types
généraux."
(J. Barbey d'Aurevilly / Les diaboliques -
La vengence d'une femme)
15 mai 2015
# 01005 - deux épaisseurs / my readings - 15
"Le ciel restait bleu, les nuages légers et vagues.
Il faisait froid sans exagération. L'hiver tirait à
sa fin.
Le plancher de l'ascenseur se gonfla sous leurs
pieds, et, dans un gros spasme mou, les déposa
à l'étage. La porte s'ouvrit devant eux. Ils sonnèrent.
On vint ouvrir, Chloé les attendait.
Outre son soutien-gorge de cellophane, sa petite
culotte blanche et ses bas, elle avait deux épaisseurs
de mousseline sur le corps, et un grand voile de
tulle qui partait des épaules, laissant la tête
entièrement libre."
(Boris Vian / L'écume des jours)
30 janvier 2015
# 00900 - ce qu'Hulot ne vit pas
regard fixe tendu
entre terre et horizon
mégot grillé il ne voit
toujours rien venir
oNe sOng fOr oNe dAy
13 juin 2014
# 00656 - attente radieuse
au bord de nos attentes
la place reste vide
de mémoires anciennes
elle se pare se réchauffe
c'est d'ici que
nos regards devinent
nos yeux derrière
les merveilleux nuages
11 mai 2014
24 mars 2014
20 décembre 2013
# 00481 - rackham le rouge
à la chasse de la licorne et
toute une enfance secouée
de mille millions de mille sabords
dans les vapeurs de fuel et de vieux rhums
et des tonnerres de brest
cherche encore sur les quais d'hiver
le capitaine haddock
la tête enfouie dans le col
relevé de son caban
sombre
7 septembre 2013
# 00412 - mona lisa
la surface se distinguait
par ses reflets
un air profondément
mystérieux
facile de s'y perdre
les contours étaient
mous
les limites absentes
il ne restait que son nom
comme un souvenir effacé
mona lisa
presqu'une voie de garage
4 septembre 2013
# 00408 - amnésie rk.14
toujours assourdissant de se souvenir
choquant le jour
préfère l'ombre du jour
sur la route sourde
comme ton regard
comme tes gestes
suivre les oiseaux
qui ne se posent pas
16 juin 2013
17 février 2013
15 février 2013
8 août 2012
7 août 2012
K220/1 Nourriture 1
parce que les couleurs sont aussi importantes que goût
il n'y a pas de hasar
l'assiette est une oeuvre d'art à dévorer sans modération
... quoique !
20 mai 2012
La rose et l'iris...
il était une fois dans un grand jardin
une rose froissée chiffonnée
jusqu'au bout des pétales
jamais satisfaite toujours admirative
de l'iris majestueusement bleu
toujours éblouissant comme un éclat
dressé dans le clair obscur
la rose admirait secrètement
l'iris vivait des rayons de lumière
un jour l'iris prit la parole
bonjour rose tu sembles triste épanouis toi
sors de l'ombre mets toi dans la lumière
tu es belle mais on ne te voit pas
la rose osa prit les couleurs du soleil
elle fait depuis l'admiration de tous
promeneurs amoureux et jardiniers
ainsi fonctionne la magie de la lumière
13 mai 2012
Parallèlement nul
révélation sur la marche d'un siècle en devenir
à vitesse réduite évoluant
parallèlement à l'idée du mélange de couleurs
imposé par l'observation factuelle à dominante hexagonale
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