journal de bord et humeur du jour

10 octobre 2008

Quelque part de Vous

pleines et dérangeantes
plusieurs lunes ont brillé
lumineuses blafardes parfois
dans les vagues noires
déferlantes infatigables sur mes nuits
trop courtes de toi
(paraît-il la femme est l'avenir de l'homme...poëte oblige... y'a du boulot !)

quelque part tu bouges
et tu souris
trop loin
tu danses
sur le tapis vert
entrelacée de rais de lumière

quelque part de vous
je ne sais plus très bien
ni comment

9 octobre 2008

Revoir en noir


ton ombre dans la rue
partout se dessine
fugace comme les cris de oiseaux
éphémère comme l'écume sur le sable
balayée par le vent

les feuilles d'automne frémissent encore
du son de ta voix
rougissent de tes audaces


comment suivre un chemin
qui n'existe pas
construction mentale impossible
rêve d'univers immense
juste assez grand pour l'étoile de nos rires

dans l'univers du possible
je tiens ta main trop fort
aucun courant d'air de glace
n'y a place
tu es là

libre


Regard Bleu

au fond de sa colère rouge
dans l'éclair de son premier regard
juste un trait de lumière bleue
jaillit dans un amas de mots très anciens
que les plus tendres des amants
pour l'éternité n'épuiseront

et josé-maria mumure
dans le cou d'alexandra
que l'effort n'est jamais gratuit
que la création est un don de soi
qui ne se brade pas

éblouissante douceur
éperdu langage du coeur
sous les feuilles rouges d'octobre
ta main frôle la terre du sillon
que creusent mes ongles
ce matin très tôt
ce matin d'absence


8 octobre 2008

Vian Memories

st sulpice annonce st germain
sans trop de hâte
actives memories
brusquement surgissent dans le brouhaha du soir

jean paul sartre traîne encore
son long manteau de sombre gris
la nuit s'annonce nouvelle
partagée entre les dernières écumes du jour
couvrant maladroitement tes mains sales


le jazz sonne et résonne dans les pierres blanches
fidèles
trompettes, sax' ou contre-basses
chacun rythme et temporise les drums éclatants

juste une flamme
rouge vacille
à peine ce soir
entre un jack d. et un mojitos assommant

boris jubile dans un énorme éclat de rire
l'ombre de prévert vient pousser la porte du café de flore
ce soir... d'aujourd'hui
à peine éveillé

Luxembourg Vibrations

même l'air du jour se pose

rien ne bouge

les pigeons frémissent à peine
les herbes colorent de vert
les yeux des regards éblouis

rien ne bouge


libertad domine le jour
8 est le jour du 10
chacun sort vainqueur de son matin octobrien


octobre n'a rien de monotone, rien de frileux, même les feuilles les plus fragiles se colorent du rouge de nos sangs, vibrant si fort que d'ici, tu vibres encore

Surfaces


granuleux contacts
aspérités douloureuses

frottements rugueux
souvenirs écorchés
la peau laisse son parfum
le sang domine ce soir
le rouge aussi

les sillons se creusent
en plaies béantes
que je contemple

abruti de fatigues lunaires
dans mes nuits blafardes


7 octobre 2008

Havana

j'ai déroulé tous les chemins
les routes et les sentiers
de st domingue à cuba

sur les traces des volutes de havanes
enroulant les images de tes regards

j'ai recherché dans tous les bars
là où la musique est forte


là où la salsa enivre
les grands éclats de tes rires


je me suis gorgé des chaudes couleurs
du sable des hot beachs under the moon



des jaunes aux ocres rugueux
pour sentir encore tes doigts aventureux


j'ai prolongé mes nuits
dans d'interminables paroles vides
dans d'infinies rêveries sur goût de margaritas
et de téquilas frappées
pour suivre ton ombre évanouie

je me suis écroulé
aux premières lueurs
et suis mort
sous les premières gouttes de pluie
trop froides
sans rien entendre de toi


aucun mot ne sort de tes lèvres closes

6 octobre 2008

Luxembourg Ame


feuilles à terre rouges de colère
si proches de la poussière
petit grain de matière

strophes spontanées couchées
sur bloc jaune partagé
en écriture automatique

te souviens-tu de ces allées
encore éclairées de nos baisers
les doigts enlacés dans nos chairs

chaises & bancs respirent encore
l'air de notre temps
celui qui parle de nous

celui complice de nos soupirs
même josé-maria de heredia
m'en souffle encore la mélodie

encore & encore
luxembourg cherche ton âme
que tu caches dans tes tourments