je les ai aperçus
suspendus sur la ligne
d'horizon ébouriffés
le regard perdu dans
les lointains enflammés
les arbres centenaires
les cachaient à peine les
ombres à peine visibles
étaient rouillées
droites surchauffées juste le fond d'un été presqu'indien mais sur les lieux de l'embuscade règne le silence lourd et pneumatique comme les rêves gris lorsque la nuit éteint le temps
puissance déchirante
des vents d'octobre
sombres et redoutables
porteurs des cris de la nuit
entre rouge et éclat de
lumière est ce
récif orque ou
ton regard que
le lointain caresse