le pénitent avançe tête basse
au rythme des étoiles
reflets d'argent / coeur confiant
le sable jauni par les espoirs
garde la mémoire
étouffe les cris
quand soudain loin dans le temps
derrière les hauts murs amnésiques
montent les cris des enfants
(spéciale dédicace à Roger D.)
grandes marées
j’ai remonté le temps
le pas lourd enfoncé
dans les vasières
les cheveux collés
salés défaits
mais le cœur léger
le temps doux me
caressait le visage
et mêm’ le sourire
il y avait longtemps
du temps des hommes
ceux qui revenaient
la peau criblée
de rides profondes
où je me noyais
des heures entières
à écouter raconter
elles étaient longues
et lointaines leurs paroles
comme les récifs
des romans de mer
que je lisais le soir
les nuits sous le couvert
des draps rugueux de mon lit
l’hiver quand je tremblais
et le temps finissait
seul la nuit les yeux
au fond des rêves agités
6h30 les odeurs mélangées
chocolat fumant
pain grillé taosté
nous faisaient lever
et oublier la nuit…
presque
(PL 09/2013)