journal de bord et humeur du jour

5 novembre 2013

# 00438 - des ombres et de l'air





souvenir du poids des ombres
mémoire des légèretés de l'air
le temps indicible s'enfuit






2 novembre 2013

# 00437 - route de nuit blanche





ombre blanche au kilomètre 74
noire au kilomètre 92
je roule goutte à goutte






28 octobre 2013

# 00436 - zone froide





brusquement hors du temps
plus fort que la rage
au creux des mots bruns
les doigts tout juste réchauffés
encore froids de mes mémoires gelées

le corps tremble encore
la nuit efface le jour








25 octobre 2013

# 00435 - c'est la nuit que tu cries...





chacun de ses mots avait le son
des             voix perdues et là où l’on passe
sa              vie à chercher

il n’y a que le vertige
l'absence
et le noir du silence

étrange profondeur
du vide
des nuits froides

le regard à peine éteint








21 octobre 2013

# 00434 - les poussières de monica





dévasté par trop de silence
impossible errance
entre plaines et klaxon
je

ce dont monica rêvait
pouvait se lire au travers
de sa rétine éclatante
elle

arrogante








19 octobre 2013

# 00433 - Terre de l'ombre





chants rauques du temps
maussades au fond des heures
nos vies s'écoulent entières
brûlées des mots de nos rêves






17 octobre 2013

# 00432 - dans l'ombre de l'orage





j'allais à la rencontre
du soir d'un crépuscule
idées écorchées vagabondes

j'ai marché
d'un pas trop lourd
au bord des orages

des photos plein le coeur
des mots venus d'ailleurs
portés comme des notes

musique du vent
musique du temps
premières gouttes d'orage

en automne la terre
nettoie sa couche
le ciel se lave des surchauffes de l'été







15 octobre 2013

# 00431 - les yeux fermés (3)





... et dans la douceur
d'un matin bleu nous
irons danser
et nous rejoindre
enfin






Oíche Chiúin (chorale) by Enya on Grooveshark



13 octobre 2013

# 00430 - les yeux fermés (2)





son sourire éclaire la nuit
halo de lumière blanche
musique des anges

le calme envahit  le chemin
la trace rouge du vent
s'éteint doucement









9 octobre 2013

# 00429 - les yeux fermés (1)





la nuit dansait
voile de satin     rouge
pris dans les lumières d'étoiles

sa main douce
fraîche des Ô de nuit
invitation transparente

et bout du monde






7 octobre 2013

# 00428 - train de vie





des rires jusqu'au bout du bruit
éclats de lumière
dans les cheveux
affolés

sac à dos et jeans rapés
le voyage jusqu'à martini
côte ouest  entre les rêves
couleur kerouac et moriarty

blizzard des steppes
écho des savanes
jusqu'aux grandes toundras
là-bas






5 octobre 2013

# 00427 - bleu nuit





quand se referme le jour
les yeux embués dans le bleu nuit

comme un écho
comme   un   écho
    comme       un        écho

comme un dernier mot
qui s'éteint

l  e  n  t  e  m  e  n  t






2 octobre 2013

# 00426 - surface déchirée (4)





emporté
dans l'échancrure du vent
entre l'écorce et l'écume

et dans le dernier
soupir du jour
s'éteindre







1 octobre 2013

# 00425 - surface force (3)





tendrement posé
entre deux ou trois
lignes au bord
d'un océan finissant
avant les mots blancs
juste avant
la nuit rouge



30 septembre 2013

# 00424 - surface vaine (2)





toutes les peurs
des nuits abandonnées
rassemblées

soudain
dans une frayeur
s'égrènent les impossibles

s  e  c  o  n  d  e  s






28 septembre 2013

# 00423 - surface sensible (1)





temps écroulé
sur les surfaces
rugueuses
des herbes et
des poussières
tout s'enfuit






26 septembre 2013

# 00422 - religieuse la nuit





suivre les envies
vertes ondulantes éternellement

et tenir enfin
du bout des cils l'étincelle

la lumière et
le sens






25 septembre 2013

# 00421 - griffer les ombres





au réveil un peu de chaleur
comme au coeur
de l'été derrière les plombs du         ciel

j'entends chanter
la voix est légère
précieuse transparente

pourtant le jour est sombre
la lumière aveuglante
contraste des heures d'asphalte en      asphalte






23 septembre 2013

# 00420 - anciennement cris et chuchotements





le pénitent avançe tête basse
au rythme des étoiles
reflets d'argent / coeur confiant

le sable jauni par les espoirs
garde la mémoire
étouffe les cris

quand soudain loin dans le temps
derrière les hauts murs amnésiques
montent les cris des enfants




(spéciale dédicace à Roger D.)



grandes marées

j’ai remonté le temps
le pas lourd enfoncé
dans les vasières

les cheveux collés
salés défaits
mais le cœur léger

le temps doux me
caressait le visage
et mêm’ le sourire

il y avait longtemps
du temps des hommes
ceux qui revenaient

la peau criblée
de rides profondes
où je me noyais

des heures entières
à écouter raconter
elles étaient longues

et lointaines leurs paroles
comme les récifs
des romans de mer

que je lisais le soir
les nuits sous le couvert
des draps rugueux de mon lit 

l’hiver quand je tremblais



et le temps finissait
seul la nuit les yeux
au fond des rêves agités

6h30 les odeurs mélangées
chocolat fumant
pain grillé taosté

nous faisaient lever
et oublier la nuit…
 presque


(PL 09/2013)


19 septembre 2013

# 00419 - entrevoir





j'aurai marché longtemps
traversé des plaines
tiré des traits
escaladé des phrases des collines
recommencer encore et encore

à l'encre bleue le jour
encre noire la nuit
pour oublier
effacer les mots
et ne retenir que le sens

         et puis un jour
                 la nuit




(entrevoir : voir de façon furtive)




17 septembre 2013

# 00418 - arrache-réveil





ces grains de sable
entre les mots
ceux qui grincent

quand on les articule
face aux murs
face au silence

et qu'on ne sait plus
quand le sens est perdu
que la nuit est tombée

                froide







16 septembre 2013

# 00417 - sensible surface





après vérification
l'écorce bien tendue
la surface pouvait     remonter

même la rugosité du mot
n'aurait prise
sauf en jaune          peut-être
entre tes lèvres

avant destination l'air
surchauffé pouvait encore
s'emplir de tes        éclisses





14 septembre 2013

# 00416 - pastorale tendance





tes pas dans le transept
comme perdus
laissaient une     trace
d'infini céleste et
l'écho du          silence






# 00415 - argentique vertige





son dos cachait la lune
terriblement présente
même au plus froid du noir

vagues contre récifs
fracassaient inlassablement
vents et déferlantes


aucun mot griffonné
aucune pensée soudaine
aucun rêve bleu ne pouvait l'arrêter




(vertiges amnésiques -1- 2013)

















9 septembre 2013

# 00414 - heure de l'ombre





résilience
gravée au fond de mon regard
jusqu'au plus flou de ses gestes

en fermant les paupières
la féérie des ciels lumineux
déchirait ma mémoire