journal de bord et humeur du jour

12 janvier 2013

habits flous


s'installe le doute
souffle court sans doute trop fier
encore une nuit grelottante





11 janvier 2013

près de la nuit



la route est sombre
elle sombre froide
dérisoire pli du jour


# 00226 - brûlante résonance



abrupte chute longue
                      silencieuse
                      immobile
                      sourde
chose perdue
                      bloquée
                      figure du vent
                      sans nom
immense étreinte





10 janvier 2013

# 00225 - fissure



le bruit est muet
sourd
entièrement défait de toi







8 janvier 2013

# 00224 - immobile



ville défaite le coeur en bandoulière
le jour venu elle enleva de sa mémoire
le linge encore humide qui masquait ses yeux

si bleu de loin
si froid de vide
si profond de toi


OTB (3)



si tu pouvais danser sur l'eau
si tu pouvais grandir à l'horizon
je te verrais pas...





7 janvier 2013

OTB (2)



même en dessinant ton ombre dans l'eau
même en te cherchant derrière les nuages
même en pensant te voir surgir de n'importe où...





# 00223 - rien ne tient



debout sur l'eau
le bateau stable
à la lune le poisson passe






6 janvier 2013

23:57 Caractère dingbat



elle avait fermé les yeux
trop peur de trop voir
pourtant elle n'aurait vu 
que du B LE U




OTB (1)



même en criant plus fort que le vent
même en griffant le sable plus que les vagues
même en étant plus grand que l'horizon...





# 00222 - pas lent



entièrement tournée vers le vide
songe silencieux sans mot
sans dire le silence de son ombre

elle déplace ses chagrins
chargée de misère
les poings serrés au fond des yeux




# 00221 - au bord


au bord du vide
             des plages
vagues et coquillages
             écrivent
les lignes éphémères
             que tu liras demain






5 janvier 2013

s'enfuir



trac
inconfort d'une main froide
soudain le noir envahit
trop vite






# 00220 - nerveuse




le jour sans fin 
devient rouge feu
la mer se retire en sombrant





00:02 Caractère diagonale



proche de la flute mélodieuse
elle tournoie virevolte
dans les éclairs bleutés 
d'O.R.



4 janvier 2013

23:57 Femmes de l'une 2



dans l'ombre des lueurs
proche du souffle du vent
tiède et lourd de ton sein



23:42 Femmes de l'une 1



elle croise les mots avec le soir
entre grain de peau et pain d'épice
tendres lèvres rougies au sel du temps





# 00219 - over the road



je trace ma route dans les rêves
bordée de fleurs rouge coeur
parfumée du vent de bois de cade
et de nigelle des champs sauvages
les yeux perdus dans le brouillard
des horizons trempés

je trace ma route par dessus le vent
dans l'heure ou
de temps en temps






3 janvier 2013

rythme 3



fente profonde des rêves
caresse  enfouie yeux d'argent
autour du feu dansent les ombres





2 janvier 2013

# 00218 - jour né



dehors le vent avec force
annonce le jour
pousse la nuit





12:26 Caractère mécane



pieds nus
sur les brûlants bitumes 
elle fuit le vent
bleu




rythme 2



danse des mères porteuses
la terre se couvre le sein
enfouie dans les ères

1 janvier 2013

rythme



poussière de temps improbables
mémoire d'infinis chaos     ou
couleurs amnésiques des hommes





30 décembre 2012

# 00217 - île de la tortue



rongé par le désir
voir voler explorer
déchirer l'eau de la mort
tendre les vagues en géantes
depuis les horizons coupants
et finir apaisé épuisé
étendu tout près


00:39 Caractère contrepoinçon



fière elle traversait la nuit les
paupières tracées de lumière
les lèvres entrouvertes
ROUGES






29 décembre 2012

la trace en face



sur la ligne
tendue
ton regard se perd infiniment froid





# 00216 - transparence sourde



porté par les fleurs sauvages
celles qui ravagent le regard
sourire de liberté
               en plein formatage
               traverser les yeux fermés


voir le dessin de toi
entre les lunes et le soir
asphalte rougi si dur
              elle pieds nus
              fragile encore





# 00215 - si fort



elle rêvait qu'elle marchait
dans ses pas il était
surement passé par là
                          un matin
                          comme souvent


les mains enfouies
dans les poches profondes
le regard perdu
                dans l'horizon
                jour d'éternité