journal de bord et humeur du jour

24 juillet 2008

Traverser la Vie

Déchirant. Soleil. Lueur
lancinantes mélodies
de P. J. Harvey à Moriarty
s'égrènent
s'asseoir
pour entendre. sentir
fondre les coups
gris sombres
assommer les maltraitances du jour
faciles lâchetés sauvages adultes
recueillir doucement les larmes rouges de l'enfant
battre son coeur gros. voler l'innocence
accueillir les mots
chargés d'infortune
lourds des choix d'outre tombe

Comprendre et
pouvoir vivre
encore
une fois au moins


Souffle d'Air

juste un souffle
tendre et caressant
souffle d'air léger
pour traverser ma vie
ignorer les tempêtes
calmer les zéphirs
et autres tramontanes impétueuses

juste un petit souffle
pour te rapprocher
te sentir vibrer
t'abandonner
à la vie, la vraie
celle que rien ne complique

un petit souffle
pour te chanter
les merveilleux nuages
si jolis

d'hier et d'aujourd'hui

23 juillet 2008

Sexy

dans les grandes herbes
des steppes ou des fossés normands
j'ai stoppé ma james' mobil
dans les flammes On The Road
et j'ai croisé un cheval fou
sauvage et arrogant
des étoiles plein la crinière
imprégnant mon sourire
de ton ombre lassive et impossible

en rester là pour l'éternité

7 du 7


7 fois dans ta bouche
7 nains pour rendre heureuse BN
7 péchés Kpitaux
7 mercenaires pour changer la terre
7 rêves avant de t'endormir
7 trèfles à 4 feuilles pour partager le bonheur
7 jours de ma semaine bleue
7 épis de blé murs pour une belle richesse au fond des yeux
7 degrés de spiritualité époustouflante
7 grains de poussière incroyable pour arrêter ta dérive

sortir 7 fois et jamais plus

7 tentatives et pas une de trop pour entendre la radio de coeur chanter des gloria mêlés de guitares, mandolines, et trompettes mexicaines étincelantes. le soleil est si fort qu'il brûle les ombres place Alcazar... le blanc éblouissant étouffe toutes les couleurs hésitantes. il en faut de la force pour se lever et aller jusque là, au bord des mots de trop, ceux que jamais le regret n'atteindra et qui brillent follement au bout des torches de minuit

7 cigarettes de trop, opéré hier sortira dans 7 jours peut être... si le soleil se lève demain à Castres ou à Versailles


les yeux qui se posent en 61 ou 6+1 pour n'être que le 7 du 7 en v.o.


on ne meurt que 7 fois sans aucun souvenir, même pas ceux des 7 merveilles du monde

avec juste quelques connections cachées, dissimulées qu'il est urgent de découvrir avant la fin de la route, celle sur laquelle je t'emmène... si tu veux !

nous serons si près du soleil



22 juillet 2008

Sonné

une balle dans la tête
même pas avoué
rien dit des peurs ravageuses
des mots frimeurs
éblouissants

Cocorosie attendu
entendu reconnu
la tête renversée
ciel au bout des yeux
au bout du pont je t'ai reconnue
de Damgan à Guernesey
c'est la chute libre
parmi les étoiles inversées

... si tu n'as plus de rêves, tu n'existes plus (P.M.)

me murmurent les vents d'Est

partageant le silence


Knower

être connecté
depuis l'aube
depuis ce jour
granit rose en waiting for

depuis le sourire
grelottant dans les embruns
les étoiles n'ont cessé de crier
ensanglantées de tes appels à vivre

être connecté
c'est savoir déjà
comprendre l'insondable
l'impossible fusion couleur
douleur parfois

être connecté
c'est être rançonné par la lumière
vivre si fort
que le coeur éclate en poussière
trop fort
aux croisées des chemins
je m'arrête là
fatigué épuisé des images fantômes
si vraies qu'elles résonnent encore
à portée de mes mots

être connecté
répondre toujours
toujours là
au travers du temps

21 juillet 2008

Destination Coeur



partir pour aller
destination coeur
chemin abîme
terrain vide


sniper au fond du noir
connait mes doutes
comme mes coups de coeur
fusillade et je m'écroule
touché par l'émouvante
fragile comme au premier jour
courir encore
si longtemps après
sur la plage de galets du bout du monde
près de la malle aux épices

pleine de délices...

20 juillet 2008

Sourire




quand la lavande brille
qu'elle lavande sous le soleil
riche de sa blue color enivrante
je me pose et ressssspire
juste l'air du temps qui me frôle
tendrement



19 juillet 2008

Futur Ex Reloaded



Bien On The Road
Bon sur le chemin
Je te souhaite d'y être
Peut pas expliquer
Traducteur inconnu


Même si tu ne me rejoins pas
Nous nous croiserons
La route est ouverte
Elle accueille tous les rêves...


18 juillet 2008

570

soleil devant
devant l'espoir

kilomètres qui se déroulent

la mémoire incruste un son bitumé

en noir et blanc saturé

en rouge d'agathe du soir

km 570


Beurk 2


frôler Joie-La-Ville
trop près
no comment


intrusion chez les beurky
je suis trop intrus
en mission impossible
je dégaine un sourire 007
le seul !


trop de signes
trop de singes
trop de sang irradié dans la bouche
trop de fusils dans les fleurs
reste avec moi tout près de mon coeur
toutes les nuits encore
mes doigts griffent la terre
seul espoir de retrouver notre chemin
les cris n'y peuvent plus rien
mon sang irrigue les blés
je ne suis rien
qu'un grain de poussière
tout petit

Nocturne

(Balthus)

enroulé dans le tourbillon d'images rayées
entre les rayons chante le soleil
abondance de couleurs l.s.diennes
ivresse éperdue dans le nombre
dans nos veines abandonnées
dans nos coeurs évadés
nos espoirs sous perfus'



dans les hauteurs de Dixy
là où la vie est belle et si légère
le monde est calme et parfumé
de l'air du temps
douceur est sa maîtresse
voluptueuse

Dixy retrouve tout ce qui était perdu
... trop brutalement le train s'arrête

17 juillet 2008

Attendre

je suis là
je t'attends

tu n'es jamais trop loin
peut être passes tu quelque part, devant moi, sans me voir

au pied de la tour, vertige
comme toi, au pied de ton arbre vert

besoin irraisonné de nous
je sais que tu es là
une étoile m'envoie ton message

tout nous relie, nous avons tant donné
jamais les étoiles n'oublieront

il y a eu tellement d'éclat dans nos yeux
qu'un Univers entier s'est créé
incassable
ensemble solides puissants unis forever

I.N.C.A.S.S.A.B.L.E.
même la raison n'y peut rien

nos âmes ne veulent pas
jamais elles ne nous éloigneront de nous

comme des aimants elles nous attirent
il faut être fou pour résister
fou à en mourir

tout défile comme des images anciennes
je retourne dans mon pays de couleurs
où la puissance de l'amour s'écrit en rouge, à l'encre verte sur un bloc jaune ou en coeur sur le zap'book

retrouver les poussières
dans lesquelles nous nous aimons

... la plage n'est jamais loin
je le sais, mais invisible... on dirait qu'ils ont retiré le sable !

je reviendrai, attendre...