la puissance de la lumière
renverse le sens des couleurs
et la compréhension chromatique
des vibrations ondulantes le
soir sur les toits de briques
des mats au fond des vaux
de castille sans faire frémir
les pigeons de notre dame
difficile de savoir dans
quelle histoire nous plongerons
sans connaître les mots
les phrases l'ambiance qui
va nous attirer peut être
nous enivrer changer notre vie
est ce possible sans une issue
une bouée de secours
elle parle de ceux les plus
profondément enfouis dans
les mémoires amnésiques
ceux qui bouleversent encore
les hommes elle parle mais
peu l'entendent rares sont ceux
qui l'écoutent dans les nuits
de terre
et c'est un secret
nul encore n'a percé à
jour les mystérieuses
courbes du S ni dans
un sens ni dans l'autre
l'étrangeté du phénomène
envahit les nuits les plus
chaudes jusq'aux plus
petis matins frileux
trouver le sens des lettres
abandonnées malmenées
laissées au gré des vents
en peu effacées tellement
silencieuses et immobiles
qu'elles gardent caché
quelque part tous les mots
secrets des étoiles
à les écouter nous sommes
les ombres des étoiles à peine
poussière juste un souffle
parfois une caresse l'infini
est notre chemin le temps
notre illusion
to listen to us shadows barely stars dust just one breath sometimes a caress infinity is our way time our illusion
rien ne ressemble au manque
même le vide souvent bruyant
personne n'explique
personne ne comprend
le vent emporte les mots
restent des secrets emmurés
derrière la couleur de tes yeux
premier à éclairer la nuit
silencieux et sombre le jour
solitaire au milieu des flots
son ombre caresse les vagues
son âge derrière l'horizon a
disparu c'est devenu un secret
c'était un grand secret
personne ne voulait le
trahir tout le monde le
connaissait on lui avait
donné un nom écrit en
gros sur l'affichette but
le temps l'a emporté
ça fait rigoler les gros secrets
on veut même pas savoir quel
polichinelle se cache dans ses
entrailles certains secrets prennent
l'eau de tout bord histoire de noyer
le
poisson
facile derrière une porte
verte de cacher un secret
cadenassé arrogant bien
en vue et après faudra le
trouver parmi toutes les
couleurs dans l'ombre
aveugle du jour pas facile
l'objet est en métal
c'est un truc qui ressemble
plus à un machin une chose
brûlante fallait pas y
déposer des mots trop chauds
pas facile par les
temps qui courent
vers -257 mètres de
profondeur on fit l'étrange
découverte des premiers
nuages marins en suivant un
courant d'inspiration marine
l'appareil cloudseagraph est
encore expérimental
satellites au-dessus des
nuages les plus hauts ont
hautes révélations montré
des traces laissées par les
derniers rescapés des boat
peoples des mers du Sud
on a toujours entendu le chant
des sirènes en marchant le
soir en frémissant entre les
ombres des nuages au bord
des océans silencieux les
yeux fermés le coeur ouvert
pris dans les artefacts de
contreplaqués exotiques en
noir à fond de cale obscure
navigation erratique entre
deux océans si différents
sont ce des extrêmes chaleurs
ou des mirages de chaleurs
machinalement étendre un
pot de vert à la rouille sur
une surface brute bordée
de jaune finissant peut faire
étrangement naître encore
quelque nostalgie marine