journal de bord et humeur du jour

9 décembre 2009

Ressemblance


rien ne ressemble à la nuit
l'ombre s'ensorcelle poudrée d'étincelles

profiler en serial d'angoisses
chahute les syllabes distraites

rêveur de six gares
et de trains d'enfer

cargos à quai caressent
les sirènes médusées

si les yachts balancent
le long des courbes de chair

rien ne sortira
rien ne restera
ensemble
tout se répétera...

8 décembre 2009

Route aldente


route tagliatelle
spaghetti aldente
longue et désirable
belle à croquer


7 décembre 2009

Rosée gourmande


envahissante
jusque dans ses derniers frissons
qu'ensorcellent les soupirs du vent

bourrasques bourrues
éveil du noir
au plus sombre des heures

en sucré poivré
piquante abondance
suaves saveurs du réveil

encore tout étourdi
des gourmandes rosées
promises

je conjugue
le verbe elle
à tous les temps jusqu'aux plus calamiteux

6 décembre 2009

Rose du vent


très haut par dessus
les voiles solaires rougeoyantes agitées
poussées depuis les horizons éclatants

abandonnée
encore une fois perdue effondrée
au détours irrespectueux sans doute

elle
ferme les yeux
maquillage humide

s'élève se relève
poitrine tendue gonflée
pivoine resplendissante

aussi vraie
qu'une rose
... du vent


5 décembre 2009

Noir soir


ce soir
en me couchant
... tard

j'ai trouvé
la nuit
trop noire

4 décembre 2009

Etincelle


dans le feu... matin
paupière ouverture

la lumière gronde dehors
éclate sa colère

embrasement immédiat
incendie solaire

froid polaire possible
grelot grêle si fort

lequel résonne et carillonne
... les 2 mokas pis t'aimes !

3 décembre 2009

Noir d'automne


au fond des terres profondes
les heures s'ébrouent
dans des lenteurs transparentes

au bord des étoiles
vibrants vertiges résonnent
les heures carillonnées

que guette la grive
avant d'entamer sa balade
improvisée

pendant que le bleu se cache
dans le gris merle
où le jour joue sa fin

2 décembre 2009

Balèze


l'était quand même balèze
la preuve

"J' fais mon footing au milieu des algues et des coraux
Et j' fais mes pompes sur les restes d'un vieux cargo
J' dis bonjour, faut bien que j' me mouille

C'est ma dernière surprise-partie, j' m'écrase le nez au hublot
J'ai mon contrat d'confiance, l'encéphalo qui faut
J'ai du bol, j'en vois un qui rigole

Oh ! Gaby, Gaby !
Tu devrais pas m' laisser la nuit
J' peux pas dormir, j' fais qu' des conneries
Oh ! Gaby, Gaby !
Tu veux qu' j' te chante la mer
Le long, le long, le long des golfes
Pas très clairs ?

En r'gardant les résultats d' son check-up
Un requin qui fumait plus a rallumé son clope
Ça fait frémir, faut savoir dire stop... "Stop !"
Tu sais, tu sais, c'est comme ce type qui voudrait que j' me soigne
Et qu'abandonne son clebs au mois d'août en Espagne
J' sens comme un vide, remets-moi Johnny Kidd

Gaby, j' t'ai déjà dit qu' t'es bien plus belle que Mauricette
Qu'est belle comme un pétard qu'attend plus qu'une allumette
Ça fait craquer, au feu les pompiers !
Aujourd'hui, c'est vendredi et j' voudrais bien qu'on m'aime
J' sens que j' vais encore finir chez Wanda et ses sirènes
Et ses sirènes... Oh, oh, oh, oh, oh !

Gaby, Gaby...

Alors, à quoi ça sert la frite si t'as pas les moules ?
Ça sert à quoi l' cochonnet si t'as pas les boules ?
Oh, oh, oh, oh, oh !"

oh oh t'es parti trop tôt
la lune est pâle là-haut

(alain bashung)
(+ photos internet)

1 décembre 2009

Road black hole


aspiration béante
sombre comme un rire amer

et toujours la poursuite
la même

percée des larmes du vent
sous la torture pneumatique

lancinante dérive du coeur des hommes
business morning oblige

les paroles s'agitent
dès qu'apparaît l'ange à silhouette ronde